Lectures du mois

Lectures d'octobre 2026

Lyne DesRuisseaux

Berest, Anne. Finistère. Albin Michel, 2025

Mon attrait pour la Bretagne m’a mené à emprunter ce roman, plus proche du récit autofictionnel. L’autrice revient sur le parcours de son père, scientifique taiseux et ancien militant de la Ligue révolutionnaire dans les années 1960. Elle remonte jusqu’à l’histoire de son arrière-grand-père, qui fonda un syndicat des agriculteurs du Finistère au début du 20e siècle. Se distinguant de l’engagement politique et des valeurs rigides et très « soixante-huitardes » de ses parents, l’autrice tente de comprendre ce que nous transmettent nos ancêtres et comment l’affranchissement de cet héritage nous éloigne parfois de ceux-ci. Les chapitres (tous très courts) les plus intéressants sont ceux sur l’œuvre de son arrière-grand-père et sur la jeunesse militante et clandestine de son père. L’autrice a auparavant écrit un livre sur sa lignée maternelle.

Désautels, Michel. Parfum de craquias. Éditions du Boréal, 2025

Un récit de ce journaliste et animateur, qui évoque certains souvenirs de son enfance et de son adolescence dans Villeray est, à la frontière du quartier Saint-Michel, par le biais de certaines odeurs qui l’ont marqué. Comme je connais bien ce secteur du quartier et que le récit d’une enfance montréalaise ne peut que me toucher, ce fut une agréable lecture.

Rabagliati, Michel. Y a d’la joie. La Pastèque, 2026

Deux jours dans la vie de Paul. Le monde va mal et Paul aussi, mais il y a les voisins et les commerçants du quartier, les pins, la ville et le Mont-Royal, le Prélude en do majeur de Bach et le dialogue entre Paul et sa mère décédée, au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Le manque d’espoir côtoie l’ouverture sensible à ce qui nous entoure. Roman graphique dans la lignée de Rose à l’île.


Daniel Ducharme

Dupont, Éric. La ricaneuse. Marchand de feuilles, 2024

La Ricaneuse, intitulé La couleur du temps ou l'incroyable histoire de Mary Gallagher dans l'édition française, se présente comme une fresque historique qui tourne autour essentiellement autour de deux familles : les Sansregret et les Décarie. Et avec le fantôme de Mary Gallagher, le récit historique confine au fantastique. Je me suis laissé entraîner par le style vif et allègre de l'auteur, mais j'ai fini par me perdre dans les méandres de cette histoire assez alambiquée. Je ne suis pas certain d'en recommander la lecture.

Hochet, Stéphanie. William. Rivages, 2023

Après Pacifique et Armure, je récidive en lisant un autre roman de cette autrice, une amie d'Amélie Nothomb. Celui-ci est consacré à une période de la vie de Williams Shakespeare, plus précisément les huit années de sa vie (1585-1592) dont on ne sait rien… Cela laisse donc la part belle à l'imagination. À l'instar de Armure, où elle aborde Jeanne d'Arc et Gilles de Rais, elle se met elle-même en scène dans le roman, établissant des parallèles entre la vie des personnages historiques et sa propre vie. En 1585, marié trop jeune et père de trois enfants (il n'avait que vingt ans), William abandonne femme et enfants pour suivre une troupe de théâtre. Un roman sur le théâtre, donc, qui m'a cependant moins emballé que ces romans précédents, sans doute parce que je m'intéresse moins à la littérature anglaise du 16e siècle. Cela reste un roman fort bien écrit, comme la plupart des ouvrages de cette autrice, un peu queer sur les bords.

Houellebecq, Michel. Soumission. Flammarion, 2015

Un professeur de littérature, spécialiste de Joris-Karl Huysmans, assiste à l'effondrement politique de la France, une implosion sans révolution, tout en douceur. Avec l'appui de la gauche, la Fraternité musulmane prend le pouvoir contre les identitaires, en l'occurrence le Front National. Contrairement à Sérotonine (2019), ce n'est pas un grand cru, même si Houellebecq écrit bien, même si son héros ressemble un peu à celui que l'on retrouve dans tous ses romans. Bref, les fans de cet écrivain se reconnaîtront. Pour ma part, je l'ai aimé, ce roman, mais je déplore certaines longueurs, certains passages inutiles. En revanche, les vingt-cinq dernières pages — dans lesquelles il aborde la philosophie de l'islam — sont sublimes. Que l'on soit d'accord ou pas avec son contenu, ce roman constitue une remarquable réflexion sur le déclin de l'Occident.

Jackson, Julian. De Gaulle : une certaine idée de la France / traduit par Marie-Anne de Béru. Seuil, 2019

Cette biographie du Général de Gaulle est le fait d'un historien britannique, ce qui lui confère une certaine distance. J'en ai lu un peu plus de la moitié, jusqu'à ce que ce que de Gaulle forme le gouvernement. Après, la passion n'est plus la même, car le pouvoir finit toujours par changer un héros de guerre en politicien moins glorieux. J'ai lu précisément cette biographique parce que c'est elle qui a inspiré le cinéaste qui a réalisé le diptyque La Bataille De Gaulle — un film qui m'a grandement impressionné. Peut-être vais-je en reprendre la lecture un peu plus tard, qui sait ? Sachez qu'il s'agit d'un gros pavé qui se lit comme un roman.

Marois, André. La sainte paix. Héliotrope, 2023

Deux veuves, de part et d'autre d'une rivière de la Mauricie. Depuis la mort de leurs maris, elles ne se parlent à peu près plus. Un jour Madeleine annonce à Jacqueline qu'elle vend la maison pour s'installer dans un logement plus petit en ville. Sauf que Jacqueline ne veut pas d'un nouveau propriétaire en face de chez elle. Elle planifie donc le suicide de sa voisine d'en face, histoire de retarder la vente de la propriété. Voilà le cœur de ce roman qui ne m'a pas vraiment plu… Intrigue sans surprise, personnages sans profondeur. À d'autres.

Ridzen, Lisa. Les grues s'envolent vers le sud / traduit du suédois par Catherine Renaud. La peuplade, 2026

Le roman de Lisa Ridzen décrit cette lente glissade de Bo vers la mort. C'est à la fois simple et humain. On dit que certains romans policiers nous accrochent dès les premières pages. Les grues s'envolent vers le sud peut aussi avoir cet effet. En tout cas, moi je l'ai lu en quarante-huit heures. Quand un écrivain réussit à nous faire ressentir la finitude d'un homme avec autant d'acuité, dans sa manifestation phénoménologique la plus percutante, c'est qu'elle a réussi l'adéquation parfaite entre le style et le sujet. En termes plus simples, c'est ce qu'on appelle un bon roman. C'est magnifique.


Pierre Rivet

Adrian, Pierre. La piste Pasolini. Équateurs/Littérature, c2015, 2019

Ce livre est le premier publié par l’auteur, à seulement 23 ans ! J’avais déjà lu, en janvier 2025, Hôtel Roma, le livre qu’il avait consacré à l’écrivain italien Cesare Pavese, que j’avais bien aimé. Cette fois, Pierre Adrian, qui habite maintenant Rome, suit la piste de l’écrivain et cinéaste Pier Paolo Pasolini. Partant du lieu, une plage sordide où il fût assassiné, remontant à son Frioul natal, pour ensuite aboutir à Rome. Je ne suis pas nécessairement un fan de Pasolini, je crois n’avoir vu aucun de ses films, ni lu aucun de ses livres (quoique la lecture de ses Écrits corsaires m’attire), mais ce chemin de croix en compagnie de cet auteur à la réputation sulfureuse est une réussite. On découvre Pasolini, l’homme de poésie, mais aussi l’homme engagé, par le biais de ceux qui l’ont croisé, amis et fans, mais aussi grâce aux citations de ses livres, et du climat qu’installe Pierre Adrian. Un beau voyage dans l’Italie de l’après-guerre.

Bargain, Héloïse. Basse-cour : Chroniques d’une désillusion journalistique. Écosociété, 2026.

Héloïse Bargain est une jeune française qui a toujours rêvée de devenir journaliste, reporter internationale. Quittant son petit patelin perdu d’une France rurale, elle aboutie comme stagiaire à Radio-Canada (Montréal, Moncton, Winnipeg), puis comme journaliste dans un média moscovite marginale, à peine toléré par le pouvoir, pour finalement revenir à Radio-Canada, toujours en bas de l’échelle. De désillusion en désillusion, de burn-out en burn-out, elle fini par quitter complètement le milieu de l’information. Ce livre est le constat, à la fois lucide et désabusé, qu’elle fait de son expérience. Parfois drôle, jamais elle ne cède au potinage et ne nomme jamais personne, sauf si ceux-ci se sont retrouvés sous les projecteurs. Une lecture instructive et même distrayante, où on visite les coulisses le l’information télévisuelle. Le chapitre sur son expérience en Russie nous en apprend beaucoup sur cette société.

Chemin, Ariane. À la recherche de Milan Kundera. Éditions du Sous-sol, c2021, 2023

Un livre, mi-biographie, mi-témoignage, d’une journaliste fan de l’écrivain tchèque, qui passa de la lumière (la gloire) à l’ombre (oubli) en un temps assez court. À la fin des années 1980, jusqu’au début des années 1090, le nom de Kundera était sur toutes les lèvres des amateurs/amatrices de littérature, et tous et toutes avaient, sur leurs tables de chevet, ou de salon, une copie de L’insoutenable légèreté de l’être, qu’iels l’aient lu ou pas (cf. Le gag dans «Curling Bar»). Puis l’auteur disparu du radar, fuyant lui-même la publicité et les entrevues. On peut lire ce petit livre pour se souvenir de l’auteur, et qui sait, peut-être retrouver l’envie d’aller parcourir les pages de ses livres…

Dorion, Hélène. Sous l’arche du temps / essai suivi d’entretiens. Typo/Essai, 2013

Ce livre de la poétesse québécoise de réputation internationale, Hélène Dorion (première femme vivante et première québécoise à figurer au programme du baccalauréat en France, grand prix de poésie de l’Académie française en 2024, chevalière de l’ordre des Arts et des Lettres de la République française en 2025, elle est traduite en anglais, en italien et en espagnol), est un recueil de textes écrits sur la poésie, suivi de différents entretiens. Selon elle, sa démarche étant fondée sur le questionnement philosophique et l’expérience sensible d’être au monde, elle est naturellement tournée vers la réflexion et l’écriture de l’essai qui la prolonge, ce qui explique son passage naturel du poème à l’essai et au récit qui constitue dans son travail des espaces ouverts et poreux. Comme j’essaie d’apprivoiser l’univers de la poésie, cet ouvrage me donne des pistes intéressantes. Mais mon lien avec la poésie n’est pas gagné d’avance !

Eschyle. L’Orestie (Agamemnon, Les Choéphores, Les Euménides) / adaptation d’Alice Ronfard. Leméac/Théâtre, 2026

Avant d’aller voir la pièce d’Eschyle, adaptée et mise en scène par Alice Ronfard, au TNM, j’avais pris soin de me procurer le texte pour me faire une idée. Excellente initiative, car cela me permis de mieux comprendre et apprécier la pièce. La lecture de l’adaptation d’Alice Ronfard me permis aussi d’élargir ma faible culture grecque antique en allant me référer au texte « original » (en traduction française pas en grec ancien évidemment!) ainsi qu’en furetant sur Wikipédia.

Fonclare, Guillaume de. Garbo. Stock, 2017.

Greta Garbo était, pour certains, dont un officier des services d’espionnages britannique pendant la Seconde Guerre mondiale, la plus grande actrice/acteur, tout sexe confondu. C’est la raison pour laquelle on donna à l’espagnol Juan Pujol Garcia, contre son gré, le nom de code de Garbo. Garbo, Alaric Arabel pour les Allemands, était l’espion préféré d’Hitler, mais en fait il travaillait pour le MI5 britannique. Cet espagnol anti-totalitarisme se rendit au Portugal pour offrir ses services aux Anglais. Devant le refus de ceux-ci, il contacta plutôt les Allemands pour leur offrir ses services d’espion, se disant que, par la suite, il pourrait convaincre les Anglais de son utilité. C’est ainsi qu’il devint le plus grand agent double de la Seconde Guerre. Ayant une imagination débordante, il s’inventa un réseau d’espions, prenant un soin minutieux à fignoler la vie et la personnalité de chacun de ses agents n’ayant jamais existé. Jamais il ne fut démasqué par les nazis, à tel point qu’il reçu, en 1944, une haute distinction du régime nazi pour sa contribution à l’effort de guerre, et la même année la médaille de l’Ordre de l’Empire britannique du roi George VI. Vivant en Angleterre avec son épouse, espagnole elle aussi, lorsqu’elle menaça de le dénoncer aux Allemands, car elle voulait retourner en Espagne, il mit en scène son arrestation pour la faire taire. À la fin de la guerre, pour éviter des représailles à son endroit, ainsi qu’à sa femme et son jeune fils, de la part de survivants nazis, il se rendit en Angola où il simula sa mort, même aux yeux de sa famille. C’est ainsi qu’il refit sa vie au Venezuela, comme libraire. Son plus grand fait d’arme fut sa participation à l’opération Fortitude, en 1944, lorsqu’il fit accroire aux Allemands que le débarquement en Normandie n’était qu’une diversion pour camoufler le vrai débarquement qui aurait lieu au Pas-de-Calais, empêchant ainsi l’armée allemande de déplacer des forces vers la Normandie, ce qui fut vital pour la victoire des Alliés. Pour raconter cette histoire, Guillaume de Fonclare imagine une lettre testament que l’espion espagnol laisse à son petit-fils, à sa mort, afin de lui raconter qui était vraiment son grand-père. Roman passionnant sur une histoire des plus particulières, même si on imagine bien que les détails sont dues à l’imagination de l’auteur, la majorité des faits sont, eux, historiques.

Gloag, Olivier. Oublier Camus / préface de Fredric Jameson. La Fabrique éditions, 2023

Quatrième de couverture : « Des programmes scolaires aux discours politiques, dans les médias et les conversations mondaines, Camus est partout le parangon d'un humanisme abstrait qui a ceci de commode - et de suspect - qu'il plaît à droite comme à gauche. Peu d'ouvrages se sont penchés sur les contradictions du personnage comme le fait ici Olivier Gloag, alors qu'elles constituent la force motrice de l'oeuvre camusienne, une clé de son « style », et expliquent sa popularité actuelle.. Olivier Gloag rappelle l'attachement viscéral de Camus au colonialisme et au mode de vie des colons qui traverse ses trois romans majeurs, L'Étranger, La Peste et Le Premier Homme. Il examine ses engagements politiques à la lumière de sa brouille avec Sartre : la tension entre révolte et révolution, le recours à l'absurde comme refus du cours de l'Histoire, son anticommunisme et son déni de la lutte des peuples colonisés. Il se penche enfin sur les récupérations de Camus : l'auteur le plus populaire en France et le Français le plus lu dans le monde est devenu un enjeu politique et idéologique. L'invocation d'un Camus mythifié projette un reflet flatteur mais falsificateur de l'histoire coloniale. C'est ce Camus-là qu'il faut oublier pour reconnaître les déchirements d'un écrivain tout aussi passionnément attaché aux acquis sociaux du Front populaire qu'à la présence française en Algérie..» Il faut bien le dire, dans ce livre Camus passe à la moulinette. Pour ma part je trouve que cela est mérité, mais ce ne semble pas être l’opinion des critiques du livre que j’ai lue sur le site de la BAnQ ! Toucher à Camus, sacrilège ! Et pourtant, Olivier Gloag me semble avoir bien démontré son propos pour ce qui est du parti pris colonial de Camus, ainsi que de son anticommunisme. On a trop tendance à mythifier, sinon sanctifier, certains auteurs (Camus bien sûr, mais aussi Sartre et Beauvoir, Malraux, Gide, etc.) alors qu’il faut les replacer à leur juste place, c’est-à-dire des hommes et des femmes de leur temps, de leur milieu, avec leurs contradictions, leurs erreurs et leurs errances. J’ai été d’abord Camusien, surtout à cause du « Mythe de Sisyphe », des « Noces », de « L’été », moins à cause de ces romans et de son théâtre. J’ai toujours trouvé passablement ennuyeux « L’étranger », un peu trop « boîte à citations » « La peste », et moralisateur « La chute ». Je pardonnais les faiblesses du « Premier homme » à cause de son inachèvement. Du côté essai, je jugeais théoriquement faible « L’homme révolté ». Enfin bref, le livre d’Olivier Gloag est intéressant et, contrairement aux critiques, je ne considère pas que Camus est victime d’une critique malhonnête et injuste, certains blâment encore le « wokisme », mais seulement d’une remise en place, d’une humanisation de l’écrivain. Il faut dire que les mêmes critiques blâment rarement les livres qui s’attaquent à Sartre, et ne déplorent pas que celui-ci soit lui aussi remis à sa « juste » place.

Robichaud, David et Turmel, Patrick. La fable des gagnants. Pourquoi refuse-t-on de taxer la richesse ? Lux, 2026

Résumé tiré du site de BAnQ : «Partant des idées qu'ils ont exposées dans La juste part, les auteurs analysent plus avant la fonction et la rationalité de l'impôt dans la société moderne. Mais ils ne se contentent pas de faire valoir la justification d'un impôt sur la richesse. Leur objectif est plus ambitieux : il s'agit d'exposer pas à pas les biais qui faussent notre représentation du mérite individuel et du succès, cette fable des gagnants qui nous détourne d'aspirations communes et légitimes à la justice sociale. Ce livre entend ainsi faire l'éloge de l'impôt comme pierre angulaire de la société démocratique.» Surtout à notre époque où la majorité des gouvernements continuent à appliquer des politiques néolibérales consistant à sabrer dans les dépenses de l’État (quand celles-ci concernent les services aux citoyens les moins nantis évidemment), il est bon de se demander pourquoi une partie de la population refuse toujours de taxer la richesse ? Les philosophes David Robichaud et Patrick Turmel se penchent sur le sujet. Leur analyse est pertinente et, pourtant, même si elle est très loin des solutions prônées par la gauche (radicale, ultra-gauche, méga-gauche, maxi-gauche, appelez là comme vous voulez) je doute que les partis politiques que l’on voit généralement aux portes du pouvoir, sans parler de la classe dominante plus riches (le fameux 1%), en tiennent compte. À lire, ça fera un bon sujet aux repas du temps des fêtes !

Saillant, François. Brève histoire de la gauche politique au Québec. Écosociété, 2020

Brève, mais assez complète histoire de la gauche politique au Québec, du XIXème siècle à 2018. Bon le terme « gauche politique » est assez étrange car, pour moi, la gauche est par définition « politique ». Mais le terme fait référence à la gauche impliquée dans des partis politiques visant une représentation, à l’Assemblée Nationale (ou à la Chambre des Communes), de la classe ouvrière et/ou des luttes pour une société plus juste, égalitaire, et socialiste dans le sens large du terme. Une telle histoire, surtout dans une formule accessible à tous, était à faire. Il est bien qu’elle ait été réalisé par une personne, François Saillant, qui, ayant été de tous les combats, a pu la faire de l’intérieur et nous donner un bon portrait du travail réalisé et de ce qu’il reste à faire.

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